L'Ombre Blanche



L'Ombre Blanche


C'était une nuit helvète, une étrange nuit.
La vallée somnolait, c'était enfin minuit.
Platitude, obscurité, et silence cruel,
Blanc et noir s'abandonnaient à un nouveau duel.
Des herbes, j'ai cru voir le pas d'une aveugle,
Marchant sur un beau tapis de fleur, qui beugle
« Soit maudit être obscur ! Qu'es-tu pour piétiner
La beauté ? » _ « Fleurs, j'ai été doté de la vie,
Mais l'ordre créateur, ce Poète, - à mon avis –
A oublié d'y ajouter un sens, une portée... !
J'erre dans l'ombre, défigurée, enrobée
D'un tissu sombre et sale ! A la recherche
De la puissance qui me tendrait une perche. »
Silence ; elle s'en alla, et arracha une fleur,
Qu'elle relâcha aussitôt, éprise de stupeur.
Sa quête sempiternelle s'achevait ici ;
Face au céleste, elle s'écria « Lune, me voici ! »
Ses habits tombèrent comme des pétales mûrs,
Un à un, dévoilant -- libéré de l'armure --
La sombre décrépitude de son corps blessé.
Ce feu lunaire, sa noirceur l'avalait, exaltée
Elle demeurait noire, malgré la blancheur de l'air.
Nue pour la lune, les cheveux tombant sur sa chair,
Cette femme c'était le messie des poètes –- j'en flanche --
Derrière elle, son ombre était blanche !








L'Ombre Blanche

# Online seit Montag, 20. Juli, 2009 um 06:16

Geändert am Freitag, 24. Juli, 2009 um 16:44

Cascade .

Cascade



Aux creux des anciennes montagnes alpines,
S'écoulent des filets d'eau infinis,
Où chaque goutte, peinte d'un bleu marine,
N'y passe qu'un faible instant bref et fini.
Cette cascade, c'est l'histoire de l'existence :
Une longue chute brève finissant en fracas,
Et s'évaporant en vapeur, en potence.
Toutes ces perles, ces vies de milles tracas,
Forment un mouvement, une civilisation
Se perpétuant sans cesse, jusqu'à l'excès,
Tant qu'il restera de l'eau en fusion !
S'écoule ainsi l'absurde cascade, à jamais ...






# Online seit Montag, 20. Juli, 2009 um 06:09

Muses Parfumées



Muses Parfumées


« O Muses, j'aime les sylphides brunes,
Ces perfections divines, génies féminins.
Je les vénère élancées, gracieuses, prune,
Puis un peu folle, très insensée, de venin.

Des lumières, des déesses, aimant la poésie
Autant que la spiritualité ; à l'esprit créateur,
De véritables artistes inspirées, d'ambroisie,
Des hystériques à pulsions, à caractère destructeur.

D'inspiration, je les aime tendres de beauté,
Charmeuses par leur simplicité compliquée,
Leurs dessinées formes légère et gracieuses,
Et leur divinité de brunes mystérieuses,

De Muses parfumées. »




Muses Parfumées

# Online seit Freitag, 24. April, 2009 um 18:04

Fleur de Printemps

Fleur de Printemps
Fleur de Printemps


Virginie qui doucement
Se glisse sous sa couette,
Dans son lit, confortablement
Se blottit ; sa peau d'alouette
Ainsi caressant le coton.
Oh qu'elle doit être mignonne,
Emmitouflée dans son bouton !
Au soleil, elle bourgeonne ;
Les yeux fermés, elle sourit,
Puis s'endort, s'embellit.

Et c'est sur son front de velours,
Que je laisse de mes lèvres
L'emprunte de mon amour,
L'alcool de ma fièvre.

# Online seit Montag, 23. März, 2009 um 07:29

Geändert am Freitag, 27. März, 2009 um 14:44

<3

Ta voix flutée


Je ne sais comment dire,
Je l'adore, c'est tout.
A chaque fois que je l'entends rire,
Ta voix me saute au cou ;
Et elle me dit d'une onde :
« Je suis une fille fragile,
Une parle rare du monde »
Tu sais, tu es mon évangile,
Ma vie et ma doctrine ; et désireux,
Moi je suis amoureux...


Butterfly
<3

# Online seit Dienstag, 17. März, 2009 um 14:48